Le développement de Saint-Etienne, étirée sur ses vallées et collines entre le Furan et le Gier, a toujours composé avec des sols d’origines plurielles. La ville s’est édifiée sur un patchwork de formations : alluvions fluviatiles, colluvions de pente issues des grès houillers, et remblais miniers historiques qui tapissent certains secteurs. L’analyse granulométrique par tamisage et hydromètre devient ici un outil de première nécessité pour décrypter ce sous-sol. Sans une courbe granulométrique fiable, impossible de prévoir le comportement hydraulique d’un sol de fondation ou d’anticiper la sensibilité au gel d’une plateforme. Le laboratoire met en œuvre l’essai selon la norme NF EN ISO 17892-4:2018, et bénéficie d’une accréditation COFRAC qui garantit la traçabilité des mesures. Avant d’entamer une reconnaissance lourde, un essai au pénétromètre statique CPT peut cartographier en continu les couches traversées sur le site stéphanois, ce qui affine le choix des profondeurs de prélèvement pour l’analyse granulométrique.
Une courbe granulométrique bien calée sur l’hydromètre, c’est la différence entre un remblai qui draine et un remblai qui retient l’eau pendant des semaines.
Méthodologie appliquée à Saint-Etienne

Conditions géotechniques locales à Saint-Etienne
Sur les plateaux et versants stéphanois, on observe souvent que des limons sableux paraissent propres à l’œil, mais l’hydromètre révèle une fraction argileuse qui change la donne pour la portance à long terme. Se passer de l’analyse granulométrique complète expose à deux écueils majeurs. D’une part, le choix d’une couche de forme inadaptée, qui sous l’effet de cycles gel-dégel — le climat semi-continental de Saint-Etienne n’épargne pas les hivers — voit sa structure se déliter. D’autre part, une sous-estimation des fines peut conduire à un dimensionnement de drainage insuffisant, avec des accumulations d’eau derrière les murs de soutènement ou sous les dallages. Le guide technique GTR (SETRA-LCPC) conditionne la réutilisation des matériaux en remblai à la granularité, et un fuseau granulométrique mal défini peut faire basculer un sol de la catégorie B5 vers la catégorie A1, avec des conséquences directes sur le compactage et les coûts de transport.
Nos services
L’essai granulométrique s’intègre rarement seul dans une campagne géotechnique stéphanoise. Nous le couplons avec d’autres investigations pour offrir une caractérisation mécanique et hydraulique cohérente du site.
Granulométrie + limites d’Atterberg
Le duo de base pour classer un sol fin selon le diagramme de Casagrande et anticiper son potentiel de retrait-gonflement sur les argiles stéphanoises.
Granulométrie + essai Proctor
Indispensable pour les plateformes de bâtiments et voiries : la courbe granulométrique oriente le choix de la teneur en eau optimale de compactage.
Granulométrie + perméabilité in situ
Quand un bassin d’infiltration est prévu sur les alluvions du Furan, la granularité calée sur l’essai Lefranc ou Matsuo valide la capacité de percolation du sol.
Questions fréquentes
Quel est le tarif d’une analyse granulométrique avec hydromètre à Saint-Etienne ?
Le prix d’un essai complet tamisage + sédimentométrie se situe entre 110 € et 190 € hors taxes par échantillon. Le tarif varie selon le pourcentage de fines et le nombre de tamisages intermédiaires requis pour couvrir tout le fuseau, mais ce forfait inclut toujours le rapport avec la courbe granulométrique tracée.
Pourquoi combiner tamisage et hydromètre plutôt que de s’arrêter au tamisat ?
Le tamisage seul ne descend pas sous 80 µm. L’hydromètre prolonge la courbe dans le domaine des silts et argiles, ce qui est décisif pour appliquer la classification GTR, calculer le coefficient d’uniformité réel ou évaluer la susceptibilité au gel d’une couche de forme.
Dans quels quartiers de Saint-Etienne l’analyse granulométrique est-elle la plus critique ?
Sur les secteurs de collines comme Montaud ou Bellevue, où les colluvions mêlent sables grossiers et argiles d’altération, l’analyse granulométrique est indispensable pour trancher entre un sol grenu et un sol fin. Même chose dans les fonds de vallée proches du Furan, où les alluvions limoneuses peuvent présenter une granulométrie très étalée.
Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats de l’essai granulométrique ?
Comptez 3 à 4 jours ouvrés à partir de la réception de l’échantillon en laboratoire. Le séchage à l’étuve, le lavage sur tamis de 63 µm, la sédimentométrie et l’établissement du rapport d’essai demandent ce délai pour garantir des lectures d’hydromètre stabilisées, surtout sur les sols riches en fines.